Une enquête où chaque vérité est incomplète

Everybody’s Guilty est un jeu d’enquête narratif en vue subjective, se déroulant dans une ville américaine fictive des années 90. Vous incarnez Ethan Marlowe, détective privé fatigué, cynique, mais incapable de détourner le regard face au crime. Chaque affaire semble, au premier abord, indépendante : cambriolage douteux, suicide suspect, fraude à l’assurance. Mais derrière ces crimes ordinaires se cache une vérité plus dérangeante : quelqu’un manipule les événements. Et chaque enquête résolue n’est qu’un fragment d’un puzzle bien plus vaste.

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maison enquête

Un jeu d’observation et de déduction

Dans Everybody’s Guilty, il n’y a ni combat, ni solution toute faite pour guider le joueur. L’expérience repose entièrement sur votre capacité à observer, analyser et déduire. Chaque scène de crime doit être explorée avec attention : les objets parlent, les détails incohérents attirent l’œil, et chaque élément de décor peut dissimuler un indice crucial. Les suspects, quant à eux, ne livrent jamais la vérité de manière évidente ; leurs témoignages doivent être confrontés, leurs contradictions analysées, puis reliées entre elles dans un carnet d’enquête qui devient le cœur de votre raisonnement. Accuser fait partie du processus, et parfois, l’erreur est inévitable. Loin d’être une punition, elle est pleinement intégrée à la narration : l’histoire continue, mais la voix intérieure d’Ethan se fait plus sombre, plus désabusée, reflétant le poids de ses choix. Chaque niveau propose ainsi une mini-enquête complète d’environ 30 à 60 minutes, tout en faisant progresser une méga-enquête plus vaste, orchestrée par un criminel manipulateur connu sous le nom de le Master, dont l’influence se révèle peu à peu au fil des affaires résolues.

Une ambiance low-poly sombre et immersive

Le jeu adopte un style low-poly inspiré des années 90, à la fois minimaliste et expressif, pensé comme un véritable outil narratif. Les couleurs froides et délavées, les intérieurs sombres baignés de lumières artificielles instables, ainsi que les rues désertes noyées sous la pluie ou la brume, participent à installer une atmosphère pesante et oppressante. La rareté des personnages renforce volontairement le sentiment d’isolement du joueur, accentuant l’impression d’évoluer dans une ville indifférente et silencieuse. Ce choix artistique dépasse largement l’esthétique : il permet de mettre en valeur chaque détail important, d’améliorer la lisibilité des indices et de soutenir une narration environnementale subtile, où décors, lumières et objets racontent autant l’histoire que les dialogues. L’ensemble vise une immersion psychologique profonde, plaçant le joueur dans un état de vigilance constante, où chaque élément du décor peut dissimuler une vérité.

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Une expérience pensée pour les amateurs d’enquêtes

Inspiré par l’esprit des jeux d’enquête et de déduction comme Cluedo Escape, Everybody’s Guilty s’adresse aux joueurs qui aiment prendre le temps d’observer, de réfléchir et de remettre en question leurs certitudes. Le jeu plonge le joueur dans des récits sombres et progressifs, où chaque affaire dépasse le simple cadre d’un crime à résoudre. À travers ses enquêtes, Everybody’s Guilty explore des thèmes profonds tels que la culpabilité, la manipulation et la solitude, tout en questionnant la manière dont la vérité se construit — ou se déforme — selon les points de vue. Chaque enquête résolue ne fait pas que rapprocher le joueur d’un coupable : elle l’entraîne un peu plus loin dans un doute persistant, jusqu’à faire émerger une interrogation centrale qui traverse tout le jeu : et si la vérité n’existait pas vraiment ?

Un projet étudiant, porté par la passion

Everybody’s Guilty est un projet étudiant, actuellement disponible sous forme de démo jouable sur PC. Il est né d’une envie commune : créer une expérience d’enquête immersive, lente et réfléchie, où chaque détail compte et où le joueur est pleinement acteur de la narration.

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